Les unes !

> Seule en scène

L’humoriste Audrey Vernon vient présenter son seule en scène, “Billion Dollar Baby”, fin octobre à Cornebarieu. Après “Comment épouser un milliardaire” qui fustigeait le monde des ultras-riches, Audrey Vernon veut sauver la planète et « Make the world green again… » tant qu’il est encore temps!
Enceinte, elle explique à son futur bébé le monde dans lequel il va naître.
Entre faux air candide et vannes percutantes, son récit nous embarque dans l’épopée ultra-documentée d’une civilisation déshumanisée, où on aurait plus de chances de crever de chaud ou criblé de balles (inventées par l’homme blanc conquérant qui n’a visiblement pas bien intégré le « tu ne tueras point ») — que d’être dévoré par une
bête sauvage…
« J’aurais pu te faire naître durant les Trente glorieuses, la Belle époque… non, toi ce sera extinction de masse, un truc assez rare qui n’arrive que tout les trente millions d’années ; mais c’est super de voir la fin du film! » Prenant le parti de rire de l’effondrement climatique, la comédienne sert un texte saisissant et prouve une fois encore qu’un théâtre militant peut être aussi drôle qu’intelligent. Espiègle et pugnace, elle nourrit l’espoir que nos yeux restent grands ouverts et nos cœurs battants en alerte. Parce qu’au fond, “Billion Dollar Baby”, c’est
d’abord une question d’amour fou : pour ses semblables.

  • Vendredi 22 octobre, 20h30, à
L’Aria (1, rue du 11 novembre 1918/Cornebarrieu, 05 32 18 33 06)

 

> Suicide à Venise

Jamais représentée à Toulouse, “La Gioconda” de Ponchielli ouvre la saison du Théâtre du Capitole dans une mise en scène d’Olivier Py, avec Béatrice Uria-Monzon et Ramón Vargas, sous la direction de Roberto Rizzi-Brignoli.

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> Prokofiev et Chostakovitch

Tugan Sokhiev ouvre la saison de l’Orchestre national du Capitole de Toulouse à la Halle aux Grains avec un concert qui invite le pianiste Behzod Abduraimov et met à l’affiche des œuvres du XXe siècle. Lire plus

> Pass or not pass ?

Le ministère de la Santé autorise finalement les salles de spectacles à limiter leur capacité d’accueil pour ne pas avoir à appliquer le contrôle du pass sanitaire.

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> Communiqué du Théâtre du Grand Rond

« Le gouvernement a annoncé, le 12 juillet, la mise en place étendue du pass sanitaire. L’équipe du Théâtre du Grand Rond se demande ce que cela signifie pour notre société et plus largement pour nos démocraties. Comment, en tant que lieu culturel, accepter le tri des citoyen·ne·s au pas de notre porte sous prétexte qu’ils ou elles ne présenteraient pas le bon papier ? Comment accepter cette surveillance généralisée des personnes et des personnes entre elles ? Comment accepter ce climat de méfiance et de peur qui s’instille dans nos vies ?

Au Grand Rond, nous avons tranché. Nous refusons ces décisions unilatérales qui vont à l’encontre même des principes d’une vie démocratique et qui bafouent les principes élémentaires de dialogue, de débat et d’intelligence collective que nous défendons farouchement. Les questions de santé publique doivent se discuter, se débattre et être acceptées par la société. Elles ne peuvent être imposées ainsi sans laisser la moindre chance à une politique de prévention et de conviction qui respecte notre démocratie.

Nous ne voulons pas contrôler l’état sanitaire de nos spectateur·trice·s, des artistes accueilli·e·s, ni celui de nos collègues de travail. Le “monde d’après” tel qu’il se présente ne nous convient pas et n’est pas le reflet de la société à laquelle nous aspirons.

Le pass sanitaire n’étant obligatoire que pour les lieux de 50 places et plus, nous réduisons notre jauge à 49 places à partir du 21 juillet, pour pouvoir vous accueillir sans que vous ayez à nous présenter quoique ce soit pour franchir nos portes. Elles resteront grandes ouvertes. »

L’équipe du Théâtre du Grand Rond/Toulouse

https://www.grand-rond.org

 

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