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n°486 / Été 2024
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Intranautes, exprimez-vous !

Les Unes !

> Grooves estivaux

L’été dans le sud-ouest rime souvent avec jazz. Il faut dire que ces douces contrées sont parmi les plus jazzistiques d’Europe. Petit tour d’horizon.

Et pour cause, puisque du Quercy aux Pyrénées en passant par la mer et l’océan, on compte un grand nombre de festivals. Et c’est d’autant plus génial que la plupart sont de très grande qualité. Petit tour du propriétaire — évidemment non exhaustif — de cette très belle saison musicale. Il y a bien sûr “Jazz In Marciac” dans le Gers. L’immense festival est l’un des plus connus, l’un des plus courus aussi. Et la nouvelle édition devrait confirmer cette tendance car on y trouve de très belles pépites, à commencer par le concert de Charles Lloyd. Ce saxophoniste au jeu magnifique fait partie de ces très grands qu’il ne faut louper sous aucun prétexte. Et bien entendu, en épluchant cette programmation, on trouvera d’autres incontournables pour le mélomane qui court les beaux concerts. Comment en effet pourrait-il s’abstenir d’aller écouter Kenny Garrett et son Sound of the Ancestors, quartet réunissant Chris Potter, Brad Mehldau, John Patitucci et Johnathan Blake. Tout ça se déroulera sous le chapiteau. Aussi si vous préférez un lieu plus chaleureux, n’hésitez pas à lorgner du côté de l’Astrada. La superbe salle gersoise y propose une palanquée de concerts dont certains font frétiller d’avance. Que ce soit le projet du guitariste Pierre Durand, Laurent Bardainne et le Tigre d’Eau Douce l’African Jazz Roots ou bien encore le trio de Marc Ribot, vous trouverez à coup sûr de quoi vous régaler!

         Mais si vos pas de danse vous amènent plutôt vers le Lot, c’est bien entendu vers Souillac qu’il faudra porter tout votre intérêt. Le plus ancien festival de jazz d’Occitanie, puisque dans deux ans il sera un fringant quinquagénaire, programme Renaud Garcia-Fons. On avait découvert cet incroyable contrebassiste au gré de ses différents projets, mais celles et ceux qui ont eu la chance de le voir avec Arcoluz n’en reviennent toujours pas. C’est donc ce même musicien qui sera sur les planches, et on insiste d’autant plus qu’il sera accompagné par le guitariste Kiko Ruiz avec lequel il a partagé nombre de projets dont celui nommé ci-avant. Les amateurs de très belles musiques pourront en outre continuer avec le concert que donnera, le lendemain, la chanteuse Cecile McLorin Salvant. Il est évident que sa musique ne laissera pas impassibles toutes celles et ceux qui fouleront le parvis de l’abbatiale médiévale qui constitue le site superbe — l’un des plus beaux sites de festival — où se déroulent les concerts de “Souillac en Jazz”.

         C’est avec le même soin que les programmateurs du “Millau Jazz Festival”,dans l’Aveyron, ont envisagé les choses. Là encore, pas besoin de lister tous les noms de cette affiche 2024. Citons seulement Lakecia Benjamin, le projet Mare Nostrum de Paolo Fresu, Richard Galliano et Jan Lundgren ou la néo soul d’East Aces. En revanche, si c’est vers les Pyrénées que vous comptez vous ressourcer, peut-être ferez-vous un détour par “Jazz à Foix”puisque la préfecture ariégeoise accueillera, en plus de Renaud Garcia-Fons (évoqué plus haut), le quartet entre Vincent Peirani, Émile Parisien, Ballaké Sissoko et Vincent Segal. Quant aux blueseux, ils se fendront c’est sûr d’un ticket pour le concert d’Eric Bibb.

Les plus aventureux, ils feront les pas de côté qu’il faut pour s’encanailler avec l’indomptable “Jazz à Luz”dans les Hautes-Pyrénées. Comme chaque année, pléthore de projets qui sortent du droit chemin et qui ne craignent pas les ornières sont annoncés. Là encore, la programmation est si riche qu’on ne commentera pas tout. En revanche, sachez que le trio Milesdavisquintet — ils sont facétieux, non ? — se transformera en orchestraen accueillant Emilie Skrijelj, Christine Abdelnour et Michael Thieke, trois figures importantes de la scène improvisée. Mais tout ce que la planète compte de mélomanes avertis ne pourra faire l’impasse de cette formation puisqu’on trouve en son sein l’unique Sylvain Darrifourcq. C’est très vraisemblablement le musicien qui reconstruit et chamboule tout ces dernières années. Bien entendu, on l’a croisé sur mille et un projets — que ce soit en solo sur une batterie en porcelaine, dans les méandres salvateurs de la musique contemporaine, avec les frères Ceccaldi… — et c’est chaque fois une expérience unique. Bref, “Jazz à Luz” renverse systématiquement la table des goûts convenus et une fois encore le festival alto-pyrénéen a mis le paquet. Un bien bel été musical en perspective…

> Gilles Gaujarengues

• “Jazz in Marciac” du 18 juillet au 4 août : https://www.jazzinmarciac.com,

• “Souillac en Jazz” du 13 au 20 juillet : https://www.souillacenjazz.fr,

• “Millau Jazz Festival” du 15 au 20 juillet : https://millaujazz.fr,

• “Jazz à Foix” du 23 au 27 juillet https ://www.jazzfoix.com,

• “Jazz à Luz”, du 11 au 14 juillet : https://jazzaluz.com

> Événement danse à venir!

Après Marseille et Montpellier, Toulouse accueillera “…How in salts desert is it possible to blossom…”, le projet de la chorégraphe sud-africaine Robyn Orlin (photo) réalisé en collaboration avec le Garage Dance Ensemble — une compagnie de danse professionnelle dirigée par Alfred Hinkel et basée à Okiep, dans la province du Cap-Nord. — mis en musique par le duo uKhoiKhoi, les 27 et 28 juin au Théâtre Garonne (1, avenue du Château d’Eau, métro Saint-Cyprien/République, 05 62 48 56 56) : « Avec des danseurs, des performeurs et des musiciens originaires de la région, Robyn Orlin veut créer une performance “installative” autour des questions de pouvoir, de hiérarchies sociales et sexuelles et de privilèges à travers une vision ludique et alternative favorisant une nouvelle coexistence égalitaire. Historiquement, la région d’Okiep est un lieu d’extraction de cuivre, de minéraux et de pierres semi-précieuses. Après la découverte de ses richesses naturelles en 1685 par des colons hollandais, la région a été traversée de violences sexistes et a subi une négation des cultures et des identités qui y vivaient, ce que la nouvelle Afrique du Sud n’a pas été capable de reconnaître ni, a fortiori, de réparer, malgré la nouvelle constitution offrant des conditions politiques et institutionnelles avancées. »

• Renseignements et réservations : www.theatregaronne.com

photo © D. R.

ACTUS INTRA !

> “La Haine” le show!

Le 31 mai 1995, Mathieu Kassovitz mettait à l’écran et pour la première fois les banlieues. Un film porté par trois acteurs encore inconnus au bataillon.

Il y a près de trente ans sortait le film culte “La Haine” de Mathieu Kassovitz, symbole d’une génération, grand classique du cinéma français, révélé et récompensé au Festival de Cannes 1995, puis par trois prix dont celui du meilleur film aux Césars. Encensé par la critique, y compris à l’international, suscitant l’admiration de personnalités comme Steven Spielberg qui déclare « adorer le film ». En 2024, Kassovitz est de retour avec une création vivante et immersive. Le réalisateur revisite l’histoire de son film culte en l’adaptant sur scène et souligne le caractère éminemment actuel du film. L’histoire de ces trois jeunes (Vinz, Said et Hubert) confrontés aux difficultés économiques, sociales et politiques, à la condition des femmes et qui en parallèle avec ses codes, est une ode à l’amour, à la solidarité et à l’amitié.

Un projet ancré dans l’actualité, donc, et dont la forme innovante entend plonger le spectateur dans une “ride” à travers Paris et sa banlieue grâce à un dispositif unique faisant dialoguer la scène et l’écran : quatorze tableaux inspirés du film, repensés par Mathieu Kassovitz, seront diffusés sur un système de projections, couplés avec les décors et surtout avec la performance des comédiens sur scène. Ce show mêlant donc danse, cinéma, rap, théâtre et spectacle vivant dans une forme augmentée, résolument moderne et singulière, est porté par une B.O. originale qui fait elle aussi le lien entre les années 90 et aujourd’hui.

> Femmes de la food

Que pouvons-nous faire pour s’engager afin que les femmes de la food gagnent en visibilité, en assurance, en respect et en bien-être au travail ? Soutenir ces initiatives, bien sûr! Acheter chez elles, aussi. Un exemple intéressant pourrait être de faire appel aux Tabliers Solidaires si vous recherchez un service traiteur. Impulsé par Nathalie Barbazanges, ce programme propose une cuisine maison, fraîche et engagée, qui permet à des femmes de reprendre contact avec le monde professionnel. Vous pouvez aussi pousser la porte bleue de La Maison d’à Côté, et vous assoir à la table. Ce restaurant associatif et engagé, offre une opportunité de réinsertion sociale et professionnelle à des femmes victimes de violences. Sinon, vous pouvez aussi vous procurer le fanzine culinaire et féministe À la Table des Filles : un savant mélange de recettes et de textes relevés coréalisé pas un collectif de femmes à géométrie variable. Le premier est sur les pâtes, le second sur les agrumes. (Élodie Pages)

• La Maison d’à Côté : https://www.facebook.com/profile.php?id=100041901266825

• À la Table des Filles : https://www.instagram.com/alatabledesfilles

photo : Tabliers Solidaires © D. R.

DÉPÊCHES DES INTRANAUTES !

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